[Critique] Gangster Squad

Affiche Gangster Squad

 « Une belle reconstitution qui laisse de marbre »

Résumé Allociné : Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

On peut dire que le film revient de loin. Initialement prévue pour septembre 2012, la sortie française de Gangster Squad a été reportée de cinq mois suite à la tuerie survenue lors de l’avant-première de The Dark Knight Rises à Aurora (Colorado, Etats-Unis) en juillet dernier. Le film devait comporter une  fusillade visant les spectateurs d’une salle de cinéma et la scène a été supprimée. Le film de Ruben Fleischer était donc précédé par une triste réputation. Et force est de constater que le résultat n’est pas à la hauteur de l’attente.

Ryan Gosling Emma Stone

Pourtant, tous les éléments étaient là pour réaliser un bon film noir : une histoire basée sur des faits réels, un casting de qualité incluant Ryan Gosling, Josh Brolin – ultra classes dans leurs costumes trois pièces – et Emma Stone – tout juste sortie de la toile de Spider-Man-, une atmosphère vénéneuse entre glamour hollywoodien, boites de jazz et règlements de comptes en pleine rue. Le tout magnifié par une photographie sublime et une belle reconstitution du Los Angeles des années 50, à la fois eldorado pour midinettes en mal de célébrité et terrain de jeu du crime organisé. Dommage cependant que cet emballage renferme un contenu sans grand intérêt.

Gangster-Squad Sean Penn

Les enjeux de la guerre engagée entre la mafia et cette brigade de policiers contraints de devenir eux-mêmes des criminels, le discours sur la frontière entre la loi et l’illégalité ne sont pas suffisamment exploités pour emporter complètement le spectateur. Les quelques effets de style, avec ralentis et violence exacerbée façon jeu vidéo, ne suffisent pas à rattraper ces lacunes et à camoufler la plus grande faiblesse du film : la prestation de Sean Penn. A la limite du cabotinage, son jeu grimaçant et ses mimiques de mafieux bouffi rappellent Jean Dujardin imitant Robert de Niro, c’est dire !

gangster_squad

Comble de la prétention, Gangster Squad s’ouvre avec une citation tirée d’une adaptation de Dracula (Sean Penn imite l’accent du célèbre vampire et présente les chacals comme les « enfants de la nuit »). Aucune chance qu’il connaisse le même succès que cette illustre référence.

Gangster Squad bannière

Gangster Squad, de Ruben Fleischer, avec Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Emma Stone, Nick Nolte, Anthony Mackie… Etats-Unis. 1h53.

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Note à Béné

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