[Critique] Au Bout du conte

Affiche Au bout du conte

« De bonnes idées gâchées par un traitement déjà vu »

Résumé Allociné : Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui.
Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu.
Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Critique :

tournage "un jour mes princes viendront"Bacri-Jaoui, huitième ! Cinq ans après Parlez-moi de la pluie, le duo est de retour devant et derrière la caméra avec cette variation autour des contes de fées. La réalisatrice joue avec cette réserve illimitée de symboles en disséminant de nombreux clins d’œil et références – plus d’une centaine parait-il – tout au long du film. Transposer des situations connues de tous au monde réel, tel est le pari de ce conte et on prend un malin plaisir à les identifier dans une sorte de jeu de piste de l’imaginaire. Cendrillon apparait ainsi à travers cette jeune fille ramassant la chaussure abandonnée par son prince quittant précipitamment une soirée branchée. Plus tard, c’est l’ombre d’Aladin qui plane sur le futur couple par le biais d’un tag. Chacun des personnages correspond à une figure légendaire, qu’il s’agisse d’Agnès Jaoui en marraine la bonne fée, d’Agathe Bonitzer tour à tour Cendrillon (plus proche de l’héroïne chantée par Téléphone que de celle de Charles Perrault) et Chaperon rouge ou encore de Benjamin Biolay en inquiétant Grand méchant loup.

Au milieu de ce patchwork surréaliste, Jean-Pierre Bacri est exceptionnel en Grincheux allergique aux etournage "un jour mes princes viendront"nfants. Il est d’ailleurs l’atout majeur du film. Seulement voilà : sur un thème similaire, la série américaine Once Upon A Time est déjà passée par là et avec plus de créativité. Au Bout du conte fourmille de bonnes idées, comme ces transitions picturales introduisant chaque scène, est parfois drôle mais n’a jamais le charme de la série. Pire, il gâche son potentiel en nous resservant l’éternel film choral et sa galerie de personnages qui se croisent sur fond d’histoires de famille. Perdu au milieu d’une succession de saynètes, le spectateur peine à s’impliquer dans le récit.

Même s’il a le mérite d’être supérieur à la plupart des productions françaises récentes, le film n’arrive pas à se départir de cette image de cinéma un peu dépassé, presque bobo et qui ne raconte pas grand-chose. Comme si, finalement, au-delà de la polémique sur les salaires des comédiens, le plus gros problème du cinéma français était son incapacité à faire rêver. Il parait que les bons « contes » font les bons amis. Nous resterons donc fâchés.

Au bout du conte 4 Au bout du conte 3

Au Bout du conte, de et avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Agathe Bonitzer, Arthur Dupont, Benjamin Biolay… Français, 1h52.

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Note à Béné

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