[Critique] Le nanar du mois : Hansel & Gretel : Witch hunters

Affiche Hansel et Gretel

« Un navet trop sérieux pour être vraiment fun »

Résumé Allociné : Liés par le sang, Hansel et Gretel ont aujourd’hui soif de vengeance, et ils s’en donnent à cœur joie. Pourtant, sans le savoir, ils sont désormais victimes d’une menace bien plus grande que leurs ennemis : leur passé.

 

Critique :

Habitué aux films parodiques (Kill Buljo, détournement de Kill Bill ou encore Dead Snow, pastiche de films de zombies), Tommy Wirkola réalise ici son premier long-métrage « sérieux », sur le papier en tout cas. Car le résultat fait plutôt penser à une mauvaise blague. Surfant sur la tendance consistant à revisiter les contes de notre enfance, l’histoire se situe des années après l’épisode de la maison en pain d’épices, rapidement évacué lors d’une introduction plutôt agréable. Désormais adultes, Hansel et Gretel sont spécialisés dans la traque de sorcières et doivent contrecarrer les plans d’un groupe cherchant à s’immuniser contre le feu. Ils vont en plus découvrir la vérité sur les raisons pour lesquelles leurs parents les ont abandonnés. Jusque là, pourquoi pas.

HANSEL & GRETEL: WITCH HUNTERS

Hansel & Gretel 2

Le film aurait pu être un divertissement badass et décomplexé à la manière d’un Abraham Lincon : Chasseur de vampires – décidément, les chasseurs ont la côte au cinéma -. Las ! Il se prend beaucoup trop au sérieux pour être vraiment distrayant et n’a jamais le second degré nécessaire pour sauver un scénario déjà vu mille fois, pour ne pas dire inexistant. Il pâtit également d’une esthétique immonde et de maquillages grotesques, dignes des plus mauvais téléfilms de NT1. Etonnant d’obtenir un tel résultat en 2013… A ce titre, le troll Edward, au-delà d’un prénom ridicule (peut-être un tacle à la saga Twilight ?), est sans doute ce que le film compte de plus laid. La seule très bonne idée, pourtant  peu exploitée, est d’avoir fait d’Hansel un diabétique, conséquence de la quantité de sucreries que la sorcière l’a forcé à ingurgiter. A part ça, il n’y a rien à sauver.

Hansel & gretel 3

Hansel & Gretel 5

Le tout est consternant d’application et de vacuité. Dommage pour Gemma Arterton, la révélation du très sympathique Tamara Drewe, toujours magnifique, qui semble abonnée aux productions de piètre qualité après l’adaptation du jeu vidéo Prince of Persia. Devant ce ratage, les frères Grimm doivent se retourner dans leurs tombes. Et à défaut d’une maison comestible, les spectateurs devront se contenter d’un gros navet.

Hansel & Gretel : Witch hunters, de Tommy Wirkola, avec Jeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen… Américain, 1h28. Interdit aux moins de 12 ans.

Hansel & Gretel 6

« Quoi? T’as dit que mon film c’était de la merde là? Vas-y, tu te calmes direct! »

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