[Critique] Cloud Atlas

Affiche Cloud Atlas

« Our lives are not our own. From womb to tomb, we are bound to others. Past and present. And by each crime, and every kindness, we birth our future »

Résumé Allociné :  À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.

Critique :

Trois réalisateurs, une quarantaine de personnages, six histoires réparties sur cinq siècles différents : Cloud Atlas est le film de la démesure. Andy, Lana Wachowsky et Tom Tykwer sont les chefs d’orchestre de cette grande partition cosmique, adaptation du roman de David Mitchell paru en 2004 sous le titre Cartographie des nuages. En suivant le destin de six principaux héros qui se croisent et se retrouvent à différentes époques, ils livrent une réflexion sur la possibilité de vies antérieures et la notion de réincarnation. Très dense, le film apparait comme un objet déroutant, un puzzle jouant avec les codes cinématographiques et brouillant la frontière entre les genres en alternant le thriller, le récit historique, l’anticipation et la comédie. Une structure narrative qui n’est pas sans rappeler The Fountain (Darren Aronofsky, 2006), autre trip astral. Chaque histoire est reliée aux autres par de multiples connexions, pas forcément évidentes mais toujours habilement trouvées. Les transitions, fluides et maitrisées, immergent le spectateur dans un récit extraordinaire, à la fois unique et tentaculaire.

Cloud Atlas 6

Au milieu de ce patchwork, l’histoire la plus réussie est sans doute la dystopie du Néo-Séoul. La cartographie des nuages révèle alors un nouveau Soleil Vert (Richard Fleischer, 1974). Les Wachowski ont créé une société et un système politique cohérents et travaillés, s’autorisant un hommage à ce classique du cinéma d’anticipation. Dans cette symphonie métaphysique brillamment dirigée, chaque individu est une note inexorablement liée aux autres. Le film montre la manière dont les actions de chacun se répercutent sur d’autres êtres à travers le temps. Cette multiplicité de protagonistes et de destins est valorisée par la qualité des maquillages, fondement indispensable à la réussite du film. Incarnant quatre à six personnages, les acteurs sont souvent méconnaissables d’un rôle à l’autre, se jouant des genres et des âges. Le plaisir de retrouver Hugh Grant, absent des plateaux depuis 2010, est la cerise sur le gâteau. On peut toutefois regretter l’absence d’un certain souffle qui aurait donné plus d’ampleur à l’ensemble. S’il n’est peut-être pas le chef-d’oeuvre annoncé, Cloud Atlas est assurément un grand film. Seul l’avenir le dira. Mais ne tirons pas de plan sur la comète…

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Cloud Atlas, de Lana Wachowski, Andy Wachowski et Tom Tykwer, avec Tom Hanks, Hugo Weaving, Hugh Grant, Halle Berry, Jim Sturgess … Américain, 2h45.

Pour une analyse plus détaillée, c’est par ici.

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Note à Béné

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