[Evénement] Exposition « Pixar, 25 ans d’animation »

Pixar affiche

Vers l’infini, et au delà ! Direction le dernier né des musées parisiens. Le musée Art Ludique, le premier dédié à l’entertainment (yeah ! on the road again !), a ouvert ses portes le 16 novembre en bord de Seine. Et l’établissement commence avec du très lourd – sur le papier du moins – puisqu’il accueille jusqu’au début du mois de mars l’exposition Pixar, présentée pour la première fois au Museum of Modern Art de New York en 2006. Depuis, elle a fait le tour du monde tout en étant enrichie et actualisée au gré des films sortis par le studio d’animation. Entre dessins, storyboards et sculptures, ce sont près de 500 œuvres qui sont présentées au public. Divisée en deux parties, l’exposition insiste à la fois sur le travail de recherche et d’élaboration des personnages ainsi que sur la conception des décors dans lesquels ils évoluent.

Pixar 6

Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par des figurines géantes de Bob et Sully, les héros de Monstres & Cie, placées à côté des caisses. Il est 15h30, j’entre dans la première salle de l’exposition, juste après trois mémés commères qui s’exclament bruyamment sur tout ce qu’elles voient. Je patiente pour les laisser prendre un peu d’avance. L’exposition commence par une reproduction de la célèbre lampe Luxo, l’emblème du studio. Au fil des salles, elle revient sur les différents films : Wall-E avec entre autres une représentation miniature du petit robot, Toy Story où l’on découvre les premiers essais concernant le personnage de Woody, Le Monde de Nemo ou Monstres & Cie. On apprend ainsi que Bob aurait pu être rouge et non pas vert, que Sully aurait pu avoir des tentacules et que la petite Boo a failli avoir des lunettes et les cheveux en bataille. Soit.

Pixar 2

Tour à tour, les monstres cèdent la place à la fougueuse Merida, l’héroïne de Rebelle – réduite à quatre panneaux… un peu léger -, aux bolides de Cars, aux insectes de 1001 Pattes ou encore aux protagonistes de Là-Haut. Après la partie consacrée à Ratatouille, à peine le temps de digérer tout ça qu’on pénètre dans la deuxième partie de l’exposition. Et là, rebelote : à nouveau, on navigue entre les différents films – Wall-E, Le Monde de Nemo ou Les Indestructibles – à travers des planches représentant l’univers et les décors des longs-métrages. Ici, les montagnes bordant Radiator Springs, là, la maison de la couturière Edna Mode…

Pixar 5

Et c’est peut-être le problème majeur de l’exposition et l’origine d’une certaine frustration. Car malgré sa richesse et  le nombre impressionnant d’œuvres présentées, impossible de nier une sensation de répétition et de survol. On peut ainsi regretter l’absence d’explications notamment sur l’histoire du studio et de ses réalisateurs tels que Brad Bird, John Lasseter ou Andrew Stanton. Aucune référence n’est même faite à Steve Jobs, pourtant co-fondateur de Pixar. On a l’impression de voir une succession d’œuvres sans apprendre grand-chose, sans réelle explication sur la genèse des personnages ou le pourquoi du comment. Ce manque est frappant en ce qui concerne Rebelle. Merida est ainsi la première princesse Pixar. Le personnage a été développé dès 2006, soit l’année même du rachat de Pixar par… Disney. Comme de par hasard ! L’anecdote aurait été intéressante à souligner histoire de donner un peu plus d’épaisseur à l’exposition. En ce qui concerne Là-Haut, aucune allusion au fait qu’il soit le premier film d’animation à avoir été projeté en ouverture du Festival de Cannes en 2009. Alors certes, c’est mignon, on sourit parfois mais l’ensemble reste finalement assez superficiel et peine même à restituer l’humour indissociable des films et qui fait tout le génie du studio à la lampe.

Pixar Là-Haut

Arrive ensuite la partie consacrée aux courts-métrages, aussi incontournables que les longs. Le poétique Le parapluie bleu, présenté avant Monstres Academy, Drôles d’oiseaux sur une ligne haute tension ou encore Passages nuageux sont brièvement présentés avant de laisser la place au Zootrope Toy Story. Breveté en 1867 aux Etats-Unis, ce dispositif optique permet, avant même l’invention du cinéma, de donner l’illusion du mouvement. Dans une pièce plongée dans l’obscurité, on se trouve face à une maquette représentant les personnages du film dans différentes positions. La rotation de la maquette associée à un jeu de lumière donne l’illusion qu’ils bougent.

Enfin, l’exposition se termine avec l’Artscape, une sorte de salle de cinéma dotée d’un écran panoramique permettant de voyager en 3D entre les univers des différents films, un peu comme on feuilletterait un album photo. L’immersion est totale et l’expérience vaut le coup d’œil. La projection s’achève avec l’extinction de Luxo, la lampe qui avait éclairé le début de l’exposition et à la lumière de laquelle a été présenté tout le travail fait – par qui ? – par Pixar. La boucle est bouclée.

pixar-logo

 

Infos pratiques :

Exposition du 16 novembre 2013 au 2 mars 2014.

Musée Art Ludique – 34, quai d’Austerlitz, 75 013 Paris.

Tarifs : gratuit pour les enfants de moins de 4 ans, 8,5 euros pour les enfants de moins de 12 ans, 11 euros pour étudiants et chômeurs, 14 euros plein tarif.

 

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