Les séries vues au festival Séries Mania saison 5 (2014)

Durant le festival Séries Mania, qui s’est tenu au Forum des images à Paris du 22 au 30 avril 2014, j’ai pu découvrir pas mal de séries (ou pour être exacte, les deux premiers épisodes de pas mal de séries).
Petit récapitulatif de ces découvertes :

The Red Road – saison 1, épisode 1:
Série d’Aaron Guzikowski avec Jason Momoa, Martin Henderson et Julianne Nicholson.

The-Red-Road

Synopsis : La vie d’un shérif tentant de conjuguer sa vie familiale et son métier difficile. Il doit d’ailleurs très souvent calmer les tensions entre deux communautés : les habitants de la petite ville dans laquelle il a grandi et les Indiens habitant à Ramapo Mountain. Après une tragédie et un incident avec sa femme, il va s’associer avec un membre dangereux de la tribu. Malheureusement, cette alliance reviendra inévitablement les hanter à tous…

Avis : J’ai plutôt apprécié ce pilote. Réalisé par James Gray, il instaure une solide atmosphère, à la fois inquiétante et intrigante, et met déjà en place de nombreux mystères. A la manière de Broadchurch, on imagine que la découverte de plusieurs drames dans cette petite communauté va révéler sous un nouveau jour les habitants et les relations qui les lient les uns aux autres. Les personnages sont bien introduits et on cerne déjà la menace que représentent certains. Capable du pire (dans le Conan de Marcus Nispel) comme du meilleur (son rôle de Khal Drogo dans Game of Thrones), Jason Momoa en impose et a l’air d’avoir ici pas mal de charisme. Certains ont déjà reproché à ces premiers épisodes une ambiance un peu trop proche de celle de Top of the Lake, que je n’ai pas encore vu. Personnellement, ce premier épisode m’a donné envie d’en savoir plus.

Black Sails – saison 1, épisodes 1 et 2 :
Série de Jonathan E.Steinberg et Robert Levine avec Toby Stephens, Luke Arnorld, Hannah New et Jessica Parker Kennedy.

Black Sails

Synopsis : 20 ans avant les évènements de « L’île au trésor » de Robert Louis Stevenson, les aventures
du légendaire capitaine Flint et de ses hommes.

Avis : Là, je suis très partagée car j’ai trouvé le premier épisode un peu confus. Je ne sais pas si je suis un peu simplette sur les (ba)bords (jeu de mot de pirates…), mais en raison du grand nombre de personnages présentés, j’ai eu un peu de mal à cerner qui était qui. Par contre, le pilote met tout de suite les choses au clair, on a ainsi droit au quota de scènes dénudées et d’effusions de sang : pas de doute, il s’agit bien d’une série Starz. J’ai par contre eu la (bonne) surprise d’y retrouver Toby Stephens, qui incarnait Rochester dans la mini-série « Jane Eyre » de BBC One. Son personnage du capitaine Flint est sans doute l’un des plus charismatiques de la série.
Le deuxième épisode a un peu relevé le niveau : les éléments de l’intrigue sont posés et on rentre plus facilement dans l’histoire. Dommage toutefois que celle-ci semble tourner autour d’une énième chasse au trésor (original pour des pirates). Reste que l’esthétique de la série est plutôt sympa et que la reconstitution a l’air pas mal. Mais pour être totalement honnête, ce que j’ai préféré dans ce premier aperçu de « Black Sails », c’est surtout son sublime générique.

 

Masters of sex – saison 1, épisodes 1 et 2 :

Série de Michelle Ashford avec Michael Sheen, Lizzy Caplan, Caitlin Fitzgerald et Teddy Sears.

Masters of sex

Synopsis : La vie et les amours de William Masters et Virginia Johnson, deux chercheurs spécialisés dans l’étude des comportements sexuels et qui, dans les années 50, ont changé le regard que portaient les Américains sur l’intimité et la sexualité.

Avis : Super découverte ! Les deux personnages principaux, William Masters et Virginia Jonhson, interprétés par Michael Sheen et Lizzy Caplan, sont particulièrement attachants ; le sujet de la série est très intéressant et gonflé. Son traitement évite habilement la fausse pudeur et la vulgarité. Même si ces deux premiers épisodes sont très drôles, on sent toutefois une vraie souffrance dans les relations entre Masters et sa femme, qui n’arrive pas à tomber enceinte. Ce parfait dosage entre humour et quelque chose de plus profond attise la curiosité. Si on décroche par moment pendant le deuxième épisode, en raison de quelques longueurs, ce début de saison est plus que prometteur. Fait suffisamment rare pour être souligné, Masters of Sex n’est pas adaptée d’un livre de fiction mais du livre de sexologie signé par Thomas Maier, « Masters of sex : The life and times of William Masters and Virginia Johnson, the couple who taught America how to love ». Hâte de voir la suite !

The Crimson Field – saison 1, épisodes 1 et 2 :
Série de Sarah Phelps avec Kevin Doyle, Hermione Norris, Oona Chaplin et Kerry Fox.

20140415071021!The_Crimson_Field_cast

Synopsis : Le personnel médical, d’une base britannique installée sur les côtes françaises, s’occupe de soigner les soldats blessés au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Avis : Premier coup de cœur et premières larmes du festival ! En l’espace de deux épisodes, Sarah Phelps parvient à nous immerger dans un univers bien particulier et à nous faire découvrir un monde avec ses propres codes. Adaptée du livre « Les Roses du no man’s land » de Lyn MacDonald, la série rend hommage, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, aux infirmières qui officiaient à l’arrière du front. On suit donc l’arrivée de trois volontaires, toutes des filles de bonne famille, dans un hôpital de campagne. Ces deux premiers épisodes s’apparentent à un baptême du feu : confrontées à l’horreur de la guerre et à la détresse des soldats abîmés par les combats, les jeunes femmes vont être testées et mises à l’épreuve dans cet environnement presque exclusivement masculin. Avec beaucoup d’émotions, « The Crimson Field » s’attache à restituer leur ressenti face à la souffrance, le quotidien de cet hôpital de fortune, marqué par la rigueur de la discipline militaire, ainsi que les relations hiérarchiques existant entre infirmières, aides-soignantes et volontaires. Les trois comédiennes principales, Oona Chaplin, Marianne Oldham et Alice St. Clair, incarnent des personnages attachants, dont le passé et le parcours se dévoileront peu à peu. On pourra toutefois regretter le point de vue peut-être trop féminin et le fait qu’on ne voit (pour le moment ?) pas réellement la guerre ou les combats, une absence qui engendre un léger sentiment de frustration puisque la reconstitution en est automatiquement incomplète. Si à première vue, j’étais un peu sceptique quant au potentiel d’évolution de la série, la solidité de la reconstitution historique et la qualité des personnages ont vite balayé mes doutes.

Brooklyn Nine-Nine – saison 1, épisodes 1 et 2 :
Série de Michael Schur et Dan Goor avec Andy Samberg, Stephanie Beatriz, Andre Braugher…

Brooklyn

Synopsis : La vie au sein du commissariat de police de Brooklyn n’est pas de tout repos : une pléiade d’inspecteurs un poil loufoques doivent jongler entre leur mission de protéger et servir les habitants de la ville, leur vie personnelle et surtout celle du bureau.

Avis : Découverte très sympa que cette comédie totalement loufoque. Dans ce commissariat qui a plutôt des airs de jardin d’enfants, les inspecteurs passent plus de temps à déconner qu’à enquêter et leurs délires sont servis par un humour complètement absurde. La série a été récompensée en janvier 2014 par deux Golden Globes : celui de la Meilleure série comique et celui du Meilleur acteur dans une série comique pour Andy Samberg.

Helix – saison 1, épisode 1 (à moitié) :
Série de Cameron Porsandeh, Ronald D. Moore et Steven Maeda avec Billy Campbell, Neil Napier, Hiroyuki Sanada, Jordan Hayes…

Helix

Synopsis : Une équipe de scientifiques enquête sur une redoutable maladie dans un centre de recherche en Arctique. La survie de l’humanité est entre leurs mains…

Avis : Je ne peux pas en dire grand-chose puisque je n’ai pas vu le pilote en entier. Je n’avais pas fait attention au fait qu’il était plus long qu’un épisode habituel et j’ai du partir avant la fin (car oui, le bénévole a aussi une vie !). A revoir donc dans de meilleures conditions mais de ce que j’ai pu voir, le mystère est déjà bien installé. Le groupe d’experts envoyés sur place va peu à peu découvrir ce qui se trame dans le centre, dans une ambiance tendue au possible. Le pilote repose sur une solide atmosphère claustrophobe, l’action se situant dans une base sous-terraine perdue au milieu de l’Arctique. La menace est omniprésente…

Cordon – saison 1, épisode 1 :
Série de Carl Joos, avec Veerle Baetens, Wouter Hendrickx, Geert Van Rampelberg, Tom De Wispelaere…

Cordon 2

Synopsis : Pour prévenir la propagation d’un virus mortel d’origine inconnue, le ministère de la Santé prend la décision de condamner un quartier de la ville d’Anvers, en Belgique. Avec une approche réaliste, Cordon suit le destin de dizaines de personnages, à l’intérieur et à l’extérieur de la zone de sécurité. Un portrait de groupe sous haute tension qui renvoie à la gestion critiquée des récentes crises sanitaires en Europe et à la peur de l’autre dans nos sociétés occidentales.

Avis : Très emballée par ce pilote, intelligent et prenant. Cette série belge, emmenée par Veerle Baetens (récemment vue au cinéma dans le sublime « Alabama Monroe »), retrace de manière très crédible la gestion d’une crise sanitaire à travers le parcours de plusieurs personnages. Ou quand les thèmes autrefois fantasmés par la science-fiction sont aujourd’hui plus concrets que jamais. Réactions des autorités, des habitants, mesures prises pour éviter la propagation… tous les points de vue sont reflétés, presque sur le mode du thriller, et servent un climat des plus anxiogènes. La série fait évoluer plusieurs histoires en parallèle, procédé passionnant car on attend de voir comment chaque histoire et chaque personnage vont se croiser et se recouper. Seul point négatif, peut-être : le trop grand nombre d’histoires justement. Mais j’imagine que c’est le fait de n’avoir vu qu’un épisode qui me donne cette impression de fouillis.

Rectify – saison 1, épisodes 1 et 2 :
Série de Ray McKinnon, avec Aden Young, Abigail Spencer, J. Smith-Cameron, Michael O’Neill…

Rectify 1

Synopsis : Condamné à mort pour le meurtre de sa petite amie, Daniel Holden est libéré 19 ans plus tard alors que de nouvelles preuves ADN remettent en cause son inculpation. Dans l’attente d’un nouveau procès, il tente de reconstruire sa vie dans sa ville natale où presque tout le monde est convaincu de sa culpabilité.

Avis : Deuxième coup de cœur du festival ! L’histoire de Daniel Holden est poignante et la prestation d’Aden Young est tout simplement magistrale. Ces deux premiers épisodes suivent sa réadaptation et celle de ses proches, en même temps qu’ils mettent en place un vrai suspense autour des réels coupables du meurtre dont a été accusé Daniel. Son passé en prison est montré le temps de flash-back, indispensables éclairages pour expliquer l’état d’esprit du personnage. A côté de ce beau portrait d’homme, le cadre de la série dessine un deuxième état des lieux : celui d’une Amérique profonde, dans cette ambiance de petite ville dans laquelle tout le monde se connait depuis toujours et où préjugés et ragots peuvent briser des vies. Drame profondément humain, « Rectify » est bouleversante dès les premières minutes car elle touche à ce que l’homme a sans doute de plus viscéral : sa réputation et sa liberté. A suivre !

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