[Critique] Les Gardiens de la Galaxie

Affiche les Gardiens de la galaxie

« Un blockbuster jouissif amenant un second souffle bienvenu chez Marvel »

Avec Les Gardiens de la Galaxie, Marvel en a certainement surpris plus d’un. Le dernier-né du studio détonne en effet considérablement à côté de ses précédentes productions, et ce pour le meilleur. Oubliez les dieux nordiques, héros réfrigérés de la Seconde Guerre mondiale et autres mutants. Marvel se frotte pour la première fois au space opera, introduisant du même coup de tous nouveaux personnages et un univers totalement inédit avec ses multitudes de races, créatures et planètes que l’on a envie d’explorer plus avant. Alors que les Avengers avaient déjà été mis en scène dans des épisodes solos avant d’être réunis dans le film du même nom, c’est cette fois avec une bande de cinq héros qu’il faut se familiariser. Ou plutôt, cinq antihéros, assassins, voleurs ou chasseurs de primes de leur état. Et passé un petit temps d’adaptation, le second souffle apporté par l’exploration de ce nouveau pan de la mythologie Marvel fait un bien fou.

Les Gardiens 1

Si on pense tout de suite aux Avengers et aux Watchmen, en raison de cet effet de groupe, le film parvient rapidement à faire oublier ces références et à forger sa propre identité, notamment grâce à un univers d’une grande richesse et à un humour efficace, souvent carrément mal élevé. Car comme tous les Marvel, Les Gardiens de la Galaxie est avant tout un divertissement à la fois cool, fun et badass. Le spectacle est là, sans le moindre temps mort , emmené par une bande-originale réjouissante, mêlant Blue Swede, David Bowie et les Jackson Five. Dans ce cadre privilégié, Chris Pratt explose. Le comédien, vu dans la série Parks and Recreation, est clairement la révélation et la star (Lord) du film, dominant par sa gouaille un casting de haute tenue.

Les Gardiens 4

Mais Les Gardiens de la Galaxie n’est pas qu’un grand spectacle et c’est là qu’il se distingue. L’humour n’empêche pas l’émotion et le récit évolue sur ce terrain avec une grande justesse. Il atteint même une certaine profondeur, dimension que l’on ne décelait pas forcément dans les précédents Marvel, par le message qu’il véhicule : celui d’une union entre les peuples et les races au delà des différences, à travers ces héros que tout oppose. Le groupe des Gardiens apparaît presque plus légitime que les Avengers, chez qui les individualités de chacun aboutissent souvent à des conflits d’égo, car ils semblent unis par une réelle amitié. De même, les scènes avec Groot s’avèrent être celles qui ont le plus de force, révélant une poésie et une humanité insoupçonnées, alors qu’avec ses trois mots de vocabulaire, il était peut-être le personnage le moins intéressant au départ.

Les Gardiens 3

Autant d’éléments qui peinent toutefois à masquer les évidentes faiblesses du film, à commencer par son scénario, vu et revu, et presque frustrant de simplicité. On regrettera également le côté trop « introductif » des Gardiens car l’impression dominante reste tout de même que ce premier volet n’était qu’un épisode préparatoire, destiné à amorcer la phase 3 de Marvel. Certains personnages, Thanos et le Collectionneur notamment, ne sont que brièvement mis en scène, tandis que le méchant incarné par Lee Pace est bien trop unidimensionnel et manque cruellement d’épaisseur et de charisme (difficile – impossible ? – en même temps de passer après Loki, tant l’ambivalence du personnage était maîtrisée).

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Devant la qualité du divertissement servi par Marvel, ce serait cependant faire la fine bouche que d’accorder trop d’importance à ces bémols. La satisfaction de voir autre chose que ce à quoi nous avait habitué le studio, combinée à l’irrésistible « coolitude » du film, finissent par l’emporter. « Hooked on a feeling », qu’ils disaient…

Les Gardiens de la Galaxie, de James Gunn, avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace, Glenn Close… Action, Américain. 2h01.

Résumé Allociné :
Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être …

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