Top cinéma 2014 *

* Oui, on est début février 2015. And so what ? Que voulez-vous, quand ça veut pas… ça veut pas.

Une nouvelle année ciné s’est achevée. Il y a un moment… certes. Même si j’ai encore une fois raté une quantité honteuse de films – je crois que je ne suis jamais allée aussi peu au cinéma qu’en 2014, par conséquent le bilan qui suit sera forcément tronqué -, certains m’ont laissés une empreinte qui ne s’effacera pas de sitôt, que ce soit par leur magie, leur ton ou la force des émotions qu’ils ont charrié, avec cette année encore de nombreuses séances qui se sont terminées en mode « serpillière ».

En vrac, en 2014, j’ai enfin découvert le cinéma de Xavier Dolan et j’ai été pour la première fois émue aux larmes par un Marvel. Je me suis perdue avec bonheur dans les méandres de l’esprit de Jonathan Glazer et de Denis Villeneuve. J’ai voyagé dans le Tanger nocturne de Jim Jarmusch et dans les confins de l’univers avec Christopher Nolan. J’ai été agréablement surprise par la révélation des talents de comédien d’un ancien sorcier à lunettes et conquise par l’insolente gouaille de Chris Pratt.

Et pour ne rien gâcher, en 2014, Brigade Cinéphile a pris son envol : malgré un rythme de publication plus qu’aléatoire et de manière assez mystérieuse, les vues du blog ne cessent pourtant d’augmenter. Alors pour ça, merci à vous !

Top 13 2014

Ce qui suit est en réalité plus une liste qu’un top. Je n’ai pas vu assez de choses pour ça et il n’y a pas vraiment de hiérarchie entre ces films que j’ai tous adorés, à part pour Mommy grand number one de 2014. 13 films parce qu’impossible d’en sacrifier 3 pour faire un top 10 en bonne et due forme. (Et puis aussi parce que je fais ce que je veux).

13 – Edge of tomorrow, de Doug Liman

Edge

Je m’attendais à un énième blockbuster estival un peu lisse du cortex et je me suis retrouvée face à une véritable surprise, à la fois efficace, divertissante et drôle, au montage malin et maîtrisé. Pour couronner le tout, le duo de comédiens est particulièrement sympa : Tom Cruise est toujours impeccable et pour une fois ne bouffe pas sa partenaire à l’écran (ce qui était le cas dans Jack Reacher et Oblivion) et Emily Blunt a suffisamment de charisme et de personnalité pour exister face à lui.

12 – Only Lovers left alive, de Jim Jarmusch

Only Lovers 3

Pour son rythme et son incroyable atmosphère qui caractérise à elle seule le film, mélancolique et alanguie, marquée par l’odeur enivrante des salons de thé de Tanger. Là aussi pour son beau duo de comédiens, étonnant sur le papier et si attirant à l’écran, et pour son approche intéressante de la figure du vampire.

11 – Les Gardiens de la galaxie, de James Gunn

GArdiens

« Because f*** you, we’re Marvel, that’s why ».
Peut-être le meilleur Marvel. Le studio a réussi l’incroyable pari d’introduire un nouvel univers et de nouveaux personnages avec un film mêlant à la perfection action, humour et (pour la première fois, à mon sens) émotion, dans un cocktail détonnant et définitivement badass.

10 – Nymphomaniac – volume 1, de Lars von Trier

Nympho

Influencée par la manière dont le film a été diffusé en salles et par son découpage en deux parties, j’avoue avoir du mal à le considérer comme un tout. De ce fait, j’ai préféré le premier segment, à la fois tragique et lumineux, à l’opposé de l’œuvre provocante et voyeuriste que les polémiques nous avaient vendue avant sa sortie.

9 – Pride, de Matthew Warchus

Pride

Une petite pépite sortie de nulle part et une comédie sociale comme seul le cinéma anglais sait en faire. Le récit de cette confrontation entre la communauté gay et les mineurs grévistes dans l’Angleterre de Margaret Thatcher donne lieu à un feel-good movie savoureux. Une vraie bouffée d’air frais, à la fois drôle et émouvante, et une formidable leçon de tolérance. Là aussi, un casting de malade : Bill Nighy, Dominic West et Ben Schnetzer notamment.

8 – Nos Etoiles contraires, de Josh Boone

Parce que parcouru par une vraie pulsion vitale, le film réussit sur un thème pourtant pas évident à ne jamais tomber dans le pathos ou la lourdeur (à une ou deux scènes près), privilégiant au contraire l’émotion la plus sincère et la plus brute possible. Et Shailene Woodley a définitivement un petit je ne sais quoi qui lui permet de se démarquer de ses consœurs et de susciter l’empathie la plus totale. J’ai dû verser 10 litres de larmes pendant la séance. Bon, il faut dire que j’étais déjà passablement déprimée au moment où j’ai vu le film, ce qui a dû aider…

7 – La Vie rêvée de Walter Mitty, de Ben Stiller

Walter

Ben Stiller signe un véritable ovni sur l’accomplissement de soi, une quête initiatique barrée et loufoque sur laquelle plane une vraie poésie. Un film de rêveur pour les rêveurs, dans un monde trop souvent étouffé par la routine et le quotidien et ancré dans un contexte économique pourtant pas des plus réjouissants : celui de la crise de la presse papier. Avec un message inspirant sur la nécessité d’insuffler un peu d’originalité dans nos vies, de tenter des choses et de prendre le risque de se surprendre.

6 – Dans L’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney, de John Lee Hancock

Manifestement dans beaucoup de flops 2014. Pour ma part, j’adore les plongées dans les coulisses de la création d’une œuvre connue de tous, en l’occurrence Mary Poppins. S’il est toujours difficile de démêler le vrai de ce qui relève de la fiction, j’ai trouvé le film passionnant et très émouvant. Cette confrontation entre la vision de deux créateurs m’a cueillie.

5 – Last Days of summer, de Jason Reitman

Last Days

Présent aussi dans beaucoup de flops 2014, mais j’ai aussi beaucoup aimé (je dois vraiment avoir des goûts de chiottes). Le duo formé par Josh Brolin et Kate Winslet est magnétique, puissant et accroche la caméra à chaque instant. Un récit qui prend aux tripes sur une reconstruction mutuelle (même si, ok, certains trucs sont un peu gros…). La violence des émotions l’a emporté sur le réalisme de l’histoire.

4 – Dragons 2, de Dean DeBlois

Dragons

Un petit bijou, nettement supérieur au premier volet. Dreamworks signe un film d’animation visuellement somptueux, enlevé, drôle et surtout bouleversant. Car le récit d’aventures se double d’une émouvante trame familiale qui devrait parler à tous les spectateurs.

3 – Le Rôle de ma vie, de Zach Braff

Un peu dans le même style que Walter Mitty, mais plus grave, Zach Braff signe un film atypique sur le courage d’être soi. Un récit initiatique, plein de tendresse et d’humanité, qui déroule une jolie galerie de personnages. (Et j’ai définitivement hâte de voir la suite de la carrière de Pierce Gagnon).

2 – Interstellar, de Christopher Nolan

Interstellar

Je ne suis pas certaine d’avoir tout compris et pour être honnête toute cette histoire de trous noirs m’a complètement perdue au début, jusqu’à ce que survienne une vague d’émotions qui m’a laissée presque KO. Le film de Christopher Nolan est incontestablement habité par quelque chose de grand, de psychique, de métaphysique. Grandiose par les thèmes qu’il aborde, par le cadre qu’il explore, par son ampleur, par sa musique, d’abord intimiste avant de s’élever vers les sommets, Interstellar a clairement une âme qui se dessine au détour de chaque scène.

1 – Mommy, de Xavier Dolan

Mommy

Comme pour Gravity l’année dernière, j’étais un peu dubitative en entrant dans la salle, toujours méfiante face aux critiques dithyrambiques. Et comme pour Gravity, la vision de Mommy a été un choc, au-delà des mots. J’en suis ressortie complètement vidée, avec l’impression d’avoir été passée à la machine à laver, essorée, rincée et essorée encore une fois. Et c’était bon ! Un film à vif, de l’urgence, entre apnée et respirations, qui mêle rage de vivre, sincérité débordante et violence des sentiments. En ce qui me concerne, c’est pour me prendre des émotions pareilles en pleine tronche que je vais au cinéma…

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2 commentaires

  1. Laetitia Pinon · · Réponse

    J’arrive pas à savoir si j’aime Shailene ou pas. Elle est très étrange cette fille. Aucun de ses films m’a réellement marqué, mais elle a quelque chose, c’est certain. Last Days of Summer, le film bashé par la critique mais il est tellement choupinou et old school !

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    1. Ah merci, pour Last Days, je me sens moins seule ^^

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